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31/10/2008

Allez voir le film "Nos enfants nous accuseront"

Extrait du film documentaire : " Nos enfants nous accuseront " de Jean-Paul Jaud
Sortie prévu le 5 Novembre 2008 en France. Parlez-en, allez le voir...

 


En France , l'incidence du cancer a augmenté de 93% en 25 ans chez l'homme... Chaque année en Europe 100 000 enfants meurent de maladies causées par l'environnement. 70% des cancers sont liés à l'environnement dont 30% à la pollution et 40% à l'alimentation. Chaque année en France , on constate une augmentation de 1.1% des cancers chez les enfants.

Jean-Paul Jaud fixe l’objectif de sa caméra sur une tragédie environnementale : l’empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole et les dégâts occasionnés sur la santé publique.



« Nos enfants nous accuseront » raconte la courageuse initiative d'une municipalité du Gard, Barjac, qui décide d'introduire le bio dans la cantine scolaire du village. Le réalisateur brosse un portrait sans concession sur la tragédie environnementale qui guette la jeune génération : l'empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole (76 000 tonnes de pesticides déversées chaque année sur notre pays) et les dégâts occasionnés sur la santé publique. Un seul mot d'ordre : Ne pas seulement constater les ravages, mais trouver tout de suite les moyens d'agir, pour que, demain, nos enfants ne nous accusent pas.

Le film commence à l’Unesco, lors d’un colloque réunissant des sommités mondiales de la médecine, signataires de l’Appel de Paris. Les différents intervenants du film, enfants, parents, enseignants, soignants, journalistes, paysans, élus, scientifiques, chercheurs, livrent leurs sensations, leurs analyses, leurs angoisses, leur colère, le fruit de leurs travaux à la caméra. Chacun raconte son expérience, dénonce les abus, pose les problèmes, mais tous proposent des solutions, à condition que les différents organes de décision prennent leurs responsabilités. Des témoignages édifiants et bouleversants sur une réalité qu’il est urgent de maîtriser. Combien de maladies, de tumeurs, d’infirmités, de tragédies humaines sont-elle entrain de proliférer sans que l’on ne fasse rien, ou si peu ?

Un seul mot d’ordre : Non pas se contenter de constater les ravages, mais trouver tout de suite les moyens d’agir, pour que, demain, nos enfants ne nous accusent pas de les avoir abandonnés. Un film au service d’une vérité qui blesse.

L'interview de Jean-Paul JAUD :

 

30/10/2008

Monsanto définitivement condamné pour publicité mensongère

Le combat d'Eaux et Rivieres de Bretagne est couronné de succès. La cour d’appel de Lyon a confirmé le verdict du tribunal de première instance condamnant la firme agro-alimentaire pour publicité mensongère à propos de son désherbant vedette, le Roundup. Ce jugement marquera t-il un tournant sur la prise de conscience des dégâts affligés par les pesticides à l'environnement et à la santé publique ?

Déja condamné pour publicité mensongère en janvier 2007 mais ayant fait appel, l'agrochimiste Monsanto vient de voir ce jugement confirmé par la cour d'appel de Lyon. Non mais ! Deux dirigeants de la firme sont condamné à verser 15 000 euros d'amende. La cour a ainsi confirmé le jugement de première instance et suivi l'avocat général, qui le 1er octobre, avait estimé qu'il n'était pas nécessaire d'augmenter le montant de l'amende infligée le 26 janvier 2007 par le tribunal correctionnel de Lyon à l'encontre de l'ancien président de Monsanto Agriculture France, dont le siège est à Bron (Rhône). L'ancien dirigeant est condamné pour avoir notamment présenté l'herbicide comme "biodégradable" etmonsanto02.jpg laissant "le sol propre".

Au-delà de cette condamnation symbolique, l'association Eau & Rivières de Bretagne demande que les pouvoirs publics mettent en oeuvre deux mesures urgentes: la limitation de la vente des pesticides destinés aux jardiniers amateurs aux seuls magasins spécialisés offrant un conseil aux consommateurs, et l’interdiction de leur publicité . L’engagement du Grenelle de l’environnement de réduire de moitié l’usage des pesticides d’ici 2015 ne sera en effet tenu que si le consommateur est dissuadé d’employer ces poisons et encouragé à désherber autrement.

Voir aussi :

28/10/2008

Les abeilles menacées par l'insecticide Cruiser

Les associations de défense de l'environnement, la Confédération paysanne et les apiculteurs se sont inquiétés vendredi 3 octobre du protocole de suivi du Cruiser, insecticide puissant potentiellement nuisible aux abeilles, lors d'une réunion au ministère de l'Agriculture.

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Insecticide d'enrobage des semences de maïs dont la molécule active est le thiamétoxam, l’usage du Cruiser de Syngenta n'a été autorisé que pour un an par le ministre de l’agriculture sur un avis favorable de l'AFSSA. Face aux craintes exprimées par les apiculteurs, le ministre a promis des mesures de suivi et de surveillance des parcelles semées et des ruchers sur trois régions (Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées, Aquitaine). L'Union de l'Apiculture française (UNAF) conteste aussi le protocole de suivi et sa mise en place, dénonçant les "incohérences et le manque de sérieux scientifique", "les mensonges du ministre et des services du ministère" et les "risques et les dangers que fait courir le ministre de l'agriculture, directement sous influence du lobby de l'agro-chimie, en autorisant ce type de pesticide". photo credit: ThebiggffooTT

459834506De son côté, la fédération France Nature Environnement juge que les surfaces étudiées sont insuffisantes: "seulement quelques dizaines d'hectares, alors que les abeilles seront en réalité confrontées à des milliers d'hectares traités", note FNE dans un communiqué. Par ailleurs, "le protocole prévoit de comparer des sites traités au Cruiser à des sites témoins non traités. A ce jour, les cultures environnantes n'étant pas connues, les zones témoins peuvent en réalité comporter davantage de Cruiser que les zones traitées", s'inquiète la fédération. La Confédération paysanne, deuxième syndicat agricole français, a dénoncé pour sa part les "mensonges et manipulations" du protocole de suivi dont "les conclusions ne sont pas crédibles". Le Ministère doit faire parvenir un rapport à toutes les associations pour clarifier les conditions et les premiers résultats de l’expérience. Celles-ci pourront y apporter leurs contributions…si le protocole leur parait finalement valable. Rappelons que deux autres insecticides, le Gaucho et le Régent, ont été retirés de la commercialisation en France car soupconnés de destruction des abeilles. Cette année, les apiculteurs ont constaté un retour à la normale, tout au moins en France, et attribuent cette embellie à l'interdiction.

Henri Clément, président de l'Union nationale des apiculteurs français (Unaf) : « En France, on note cette année une nette amélioration. Il y a eu une très bonne récole sur le tournesol, une belle situation dans le Sud-Ouest et l'Ouest. Et, surtout, les ruches semblent populeuses. Je ne dis pas que le Gaucho et le Regent étaient la raison exclusive, mais je reste persuadé qu'ils ont un rôle prépondérant dans la fragilisation des colonies. Ce qui est rassurant c'est que ça ne semble pas irréversible. » Le rôle des abeilles ne peut être négligé. Selon l'Inra (l'Institut national de la recherche agronomique), 35 % de la production agricole mondiale (en poids) dépend des insectes pollinisateurs.
 
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